Jazz à Saü

Un jeudi férié, le ciel qui se dégage juste à temps, une cave et des vignerons accueillants et dynamiques, un groupe de musiciens passionnés, deux artistes peintre, l’une que je découvre qui exécute une toile en directe au rythme des mélodies, l’autre que j’apprécie déjà énormément qui expose dans le chai à barriques, une dégustation, un rivesaltes ambré partagé avec des amis… Ce 8ème Printemps de l’Aspres est un excellent cru ! 

Le 26 juillet, le Domaine du château de Saü accueillera un autre concert, classique celui-là, et une autre exposition… À suivre !!!

Toujours très en forme !


Photo L’indépendant

Monsieur Jacques HIGELIN à nouveau sur scène près de chez moi, dans une salle que je découvre… Un évènement que je n’ai pas raté ! Toujours au premier rang, mais assise cette fois…. et ce sera le seul bémol de la soirée.

Pas de set-list, pas de Crocodaïl ni de Cigarette, pas de pupitre ni de petites lunettes de lecture mais deux prompteurs sur les côtés qui lui permettent de suivre le texte des chansons de son dernier album, au cas où… car depuis janvier, il s’est fort bien approprié son nouvel opus.

Toujours de la folie, des chansons encore nouvelles, le cheveu dru en bataille, toujours Docteur Dominique Mahut en tongs (mais dorées et brillantes), et maintenant un très jeune batteur et un bassiste drealocké à la guitare à la place d’un contrebassiste, beaucoup de parlotte, et même son improbable rencontre avec Pamela Norton

, nom qui lui est venu comme ça pour une chanson, narrée en anglais et mimée avec humour, (il la voyait fière noire américaine, c’est loupé !) puis il se met en colère, la politique, la culture du chiffre, les OGM et les médicaments, la médecine et l’éducation qu’on tue, le regrette après la chanson suivante, mais quand même, pas trop car enfin… Il organise la salle en chorale pour un Gourdon qui va durer certainement plus de 20 mn et toujours Champagne !

Il sourit, il danse, il bouge, il est heureux car il est vivant et il vit…

3 heures de concert, non stop. Du grand Monsieur HIGELIN. Du bonheur. MERCI !!!!!!

Du punch à MAURY

Deux filles sur scène, chacune avec une personnalité affirmée et une mini robe que la gent masculine semblait apprécier !

 

La gouaille, la bonne humeur, les Mon p’tit Chat, l’humour, le regard pertinent sur les relations en société, en famille ou au travail, la vitalité de Carmen Maria VEGA, le swing manouche de ses musiciens, ont emporté les spectateurs dans des claquements de mains, des balancements de bras… Et gare à celui qui ne participe pas, c’est lui le plus ridicule, nous dit-elle.

Nous entendrons aussi une voix masculine, celle de Max, le guitariste qui nous interprète une de ses chansons de jeunesse…

Et puis, voici un titre qui m’a bien fait rire, allez savoir pourquoi !

Jeanne CHERHAL a un visage angélique, mais la rock’n'roll attitude ! Accompagnée sur scène de la SECTE HUMAINE, quatre bonshommes bien lookés rock, elle nous propose les chansons de son dernier album Charade, les met joliment en scène, danse, sourit, alterne le piano-voix tendre comme ICI, et les morceaux qui déménagent comme LA… Amusant leïtmotiv durant le spectacle, Mon Premier, mon Deuxième, mon Troisième et la Dernière Charade, une chanson courte qui est interprétée de différentes manières comme l’indique la set-list ci-dessous…

Si vous souhaitez la voir faire du hola hoop, c’est ICI !

Pas étonnant qu’après ça, elle ait tous les hommes à ses pieds !

Pour un petit autographe sur la set-list, il a fallu être patient avant que Jeanne n’arrive, mais la récompense fut son sourire, son écoute, sa gentillesse et sa disponibilité à cette heure bien tardive…

Un grand merci à l’organisation du festival Voix de Femmes pour ces belles soirées !

Choc, chic et charme …


Un choc, ce concert … Il suffit que la douce, chic, grande et immense Mélody GARDOT fredonne quelques notes et la magie de sa voix de velours envoute toute une salle et pas n’importe quelle salle, la plus belle salle de concert au monde disent certains …

 

Melody GARDOT parcourt son nouvel album, d’une manière très inventive et libre, re-interprète des standards du jazz, mélant parfois plusieurs morceaux en un seul, comme ce mix de Summertime et Fever. Au piano, à la guitare, au chant debout au micro après avoir posé sa canne dont elle ne peut se séparer pour le moindre de ses déplacements, elle est magnifique. Ses gestes sont lents et gracieux et l’on devine même ses yeux rieurs derrière ses lunettes noires. Elle bavarde entre ses titres dans un anglais très rapide (j’ai pas tout compris, mais certains riaient dans la salle!)

Entourée de son band, trois extraordinaires musiciens, un saxophoniste-clarinettiste-flûtiste dreadlocké capable de jouer de 2 saxos à la fois (trop fort !), un contrebassiste chauve aux longues mains noires parcourant les cordes avec virtuosité et sortant des sons incroyables de son instrument (j’ai pensé au contrebassiste de Loïc LANTOINE) et un batteur au look de surfer californien qui effleure sa batterie avec moult mimiques de concentration … Tous les trois s’accordent à merveille pour nous livrer solo, duo, trio, tendance free jazz dignes des plus grand.

Et quelle merveille que ce Palau de la Musica, non seulement l’architecture Moderne Style est riche et rococo à souhait, mais les aménagements récents n’enlèvent rien au charme du lieu. L’acoustique y est tout simplement extraordinaire … Que Melody claque des doigts loin du micro, du haut de mon secondo piso rang sept,

je l’entendais comme si je me trouvais à ses côtés. Nul besoin pour elle de forcer la voix, ce qui lui convient parfaitement … Et même si la belle est un peu loin, le son est parfait, comme ICI lors du dernier morceau …

Une set list pas vraiment suivie à la lettre … Mais la promesse de passer une belle soirée bien tenue !

C’est le jour du Coup de coeur !

 

 

Voyons ce que dit le dossier de presse de ce tout nouveau Coup de Foudre de Jacques HIGELIN


« Pendant l’automne 2008, Mahut et Jacques avaient sillonné les routes : des heures dans les théâtres à chercher le rythme, des heures à essayer de dompter le flot des mots qui débordent, des heures à classer ses textes, à les réduire, à les assembler, les rassembler, à les enrouler autour des bribes de musique, des chants qui remontent, des heures à réécouter, des heures d’errance à tourner en rond sur des mélodies, qu’il a forgé comme ça, une nuit, un matin, un soir. Et finalement, nous nous retrouvons là, dans cette vallée, alors que le printemps éclatait!


Ces chansons, elles étaient déjà là, elles aussi, il suffisait de les réveiller, de les laisser éclore le moment venu. Ce sont les sœurs des meilleures chansons d’Higelin, la quintessencemême de son art, de son langage. On les reconnaît tout de suite : inimitables, nées du fin fond de ce qui le toucha si tôt.


On danse beaucoup sur ces nouveaux titres. Ça pulse, on part en flammes, en équilibre instable, ça balance, ça emporte, ça rêve.


Oublier tout, se souvenir. Les parfums, les amours, les bals, les danses, les regards, les plaisirs, comme toujours, comme jamais, à fleur de peau : « tendu/serré », comme Jacques dit aux musiciens, pris dans le feu de l’enregistrement. Il revient magnifique : le messager, l’amoureux, le démesuré, faire exploser la morosité, réduire en miettes les préjugés. Les mots cavalent, fusent, s’escortent, s’évanouissent en bruissement de cuivres.


Ne pas s’endormir, jamais ! Toujours vigilant, forcer les brèches. »

 

 

Vite, vite .. L’album sort aujourd’hui !

 

Merci Monsieur HIGELIN … Ce sera un bonheur de retrouver vos nouveaux titres découverts sur scène il y a peu …

 

Edit du dimanche matin : Ça y est, je l’ai !!! Le bonheur ! Et, en prime, j’ai écouté les podcasts d’Inter, Comme on nous parle de lundi et le Fou du roi de vendredi, émissions qui recevaient HIGELIN … Sachez que même en direct, il répond au téléphone !

MONSIEUR Jacques Higelin

Au premier rang (sous le micro) du premier concert de la nouvelle tournée du prochain album (sortie le 22 février) « Coup de Coeur » de Jacques HIGELIN … Moi !!!!

En résidence à SÉRIGNAN depuis 10 jours, c’est très ému que Jacques HIGELIN entre en scène pour ce concert « test » réussi haut la main ! OK il n’a pas encore eu le temps d’apprendre toutes les paroles, il chausse donc ses vieilles lunettes pour lire ses textes, OK il ne connaît pas encore l’ordre des chansons, alors ses musiciens le guident, mais quelle présence et quelle générosité ! Ses nouveaux titres sont joyeux, toujours rythmés, même si les paroles ne sont pas toujours gaies. Il nous fait chanter en choeur des textes que l’on apprend bien vite … ♪ Gourdon … ♪ ♪ Alpes Maritiiiiiime ♪♪ dont le donjon culmiiiiine …. Quant aux plus anciens, que ce soit Champagne (7 mn de vidéo ICI !), Crocodaïl (dont il ne sait toujours pas les paroles !) ou Cigarette … C’est toujours du pur bonheur !

Entouré d’une belle bande de musicos dont le fidèle percussionniste Dominique MAHUT qui avait chaussé ses plus belles tongs, un excellent guitariste au TShirt rose à l’effigie de BLONDIE et un bassiste à l’allure très MORIARTY sans le savoir car il m’a dit à peine connaître les MORIARTY, ça swingue, c’est enlevé, joli mélange de rock, blues, jazz New Orleans (un des ses nouveaux titres), ballade et valse.

Bref, le public est conquis, sous le charme de ce bientôt septuagénaire qui vient de vivre une année très érotique, apprend-t-on, toujours jeune (ça se passe dans la tête …) pour s’asseoir d’un bond élégant sur le piano …

Et quand il se penche vers moi pour me prendre délicatement le menton en main et m’adresser un sourire rien qu’à moi … Je fonds grave !!!

Set list obtenue de haute lutte,

elle donne quasiment l’intégralité des nouveaux titres … Alors, vivement le 22 février !!!

Allez pars …

Mais surtout reviens-nous !!!!

Caveau de la Huchette … le retour !

Eh oui, les bonnes habitudes reprennent et c’est un plaisir de retrouver ces soirées jazz.

Mardi, c’était Joey MORANT à la trompette. Après avoir accompagné ARMSTRONG, James BROWN (décidément !) ou Georges BENSON, c’est lui qui tient le devant de la scène. Veste dorée, avec changement à l’entracte,

chaussures à petit talon tressées noires et blanches,

rire à la Henri SALVADOR, se baladant et jouant au milieu du public, notre trompettiste et son excellent Band nous séduit peu à peu …

Car, un peu désordonnée au début, mais prenant peu à peu du coffre avec des succès fin 50′s début 60′s (et CECI tout spécialement pour Soizou), sa prestation finit par être remarquable et je vous laisse découvrir cette magnifique interprétation de Take Five …

La puissance de la fonk !

Maceeeeo PAAARKER, the beeeeest saxophonist of the woooorld, comme nous le présente sa blonde manager !

Eh oui, très doué ce Maceo PARKER, et son Band Orchestra autour de lui tout aussi flamboyant. Avoir commencé sur scène avec James BROWN, avoir collaboré avec Ray CHARLES et PRINCE donne également une aisance et une machine de scène impeccable (il faut voir tout le band se balancer d’une jambe sur l’autre en rythme parfait, s’arrêter pile poil sur une note finale et enlevée de Maceo !) et pleine de sensibilité. Car il sait jouer avec son regard, ses mimiques, il amène chaque nouveau morceau avec brio, jouant avec les mots et le public comme au théâtre.

Chaque musicien est mis sur le devant de la scène plusieurs fois durant le show, ils sont souvent cités nommément, le choriste a aussi ses moments de gloire face au public (il chante fort bien, il a le rythme dans la peau ET c’est le fils de Maceo !) dans des compositions plus hip-hop et même la manager fera  une apparition sur scène pour déclamer du SHAKESPEARE, To be or not to be tandis que Maceo l’accompagne au saxo. Quant à Maceo PARKER, il est capable tout aussi bien d’exécuter un air à la flûte traversière que de faire un beau Tribute to Ray CHARLES avec une reprise de Georgia, portant lunettes noires et imitant jusqu’à sa démarche.

Y’a pas à dire, autant de groove, mais bien plus la classe que Marcel et son Orchestre !!!!

Et pour le plaisir, voici Georges BRASSENS atteint par le virus de la fonk grâce à Maceo PARKER …