Nouvelle année…

Retrouver la plage qu’on aime bien et la mer aujourd’hui plate comme un lac…

Délacer ses C*nverse,

Tremper quelques orteils et se jeter à l’eau,

Puis trainer un peu, en maillot parce qu’il fait beau, et photographier les galets, les vaguelettes, le bois flotté et la montagne…

Voilà une tradition qui se met en place, qui cette année est un des premiers bonheurs de l’année !

Suivre le tout d’un déjeuner en terrasse,

en ayant pris soin d’y convier la Mère Richard,

Et s’amuser des jeux d’ombre sur le mur…

2012 s’annonce fort bien !

A vous toutes et tous je souhaite une belle, douce, joyeuse, authentique année 2012, toute agrémentée d’une insolente santé. Et que vos pas vous guident vers la lumière et les couleurs du bonheur…

Dimanche Mar i Munt*

Port-Vendres le matin (comme ICI et ICI), un petit salut à Fenouil et Fenouille avant de chiner très raisonnablement sur les quais, juste quelques boutons en nacre et de la mercerie,

Puis le Conflent au pied du Canigou, en balade digestive…

* Mar i munt : Plat traditionnel catalan (recette ICI de Jean PLOUZENNEC) où se mèlent en parfaite harmonie produits de la mer et produits de la montagne

Full TdS pour quelques maniques de plus

Avec les chutes des plaids réalisés peu avant, des maniques comme ICI, toujours en Toiles du Soleil…

Venues poser sous le liquidambar, chaque jour un peu plus dégarni, où ombres, lumières et couleurs d’automne jouent dans le vent léger…

Alors que le Canigou resplendit de contrastes sous l’azur limpide,


Hum, hum… si seulement l’eucalyptus de mon voisin pouvait disparaitre…

au-dessus des toits catalans, le ciel à l’est se charge de nuages lourds de la pluie qui devrait arriver en fin de journée…

Je vous souhaite un doux week-end !

PS : N’ayant pas réussi à poster ce billet plus tôt (déblogage de CB, semble-t-il), je vous confirme la perspicacité des météorologistes ce matin… la pluie est bien arrivée !

Brumes et or dans les Garrotxes

Départ matinal vers le puig de Bassegoda en Catalogne du Sud, long faux plat qui monte et qui descend quand même, brumes au sommet que l’on atteint par une mini via ferrata lors de la grimpada final après avoir croisé quelques vaches en liberté. D’en haut, le paysage est splendide… parait-il… Car on n’y voit que du blanc, les catalans croisés peu avant nous avaient bien prévenus! Mais lorsque les nuages se déchirent, des verts et des ors apparaissent. Le temps un peu frais nous fait apprécier… un peu de pomme fermentée, importée en contrebande dans sa bouteille trompeuse, et l’ami Pierrot, celui-là même qui a déjà tourné autour du Mont-Blanc! Et ce n’est pas la pomme qui nous fait voir une surprenante Nativité (à tiroir!?)oeuvre d’un certain Jordi CASADEVALL en 1990!

 

T.M.B. Le guide FdB 2011 des refuges

Allez… Quelques impressions et même, des notes, sur nos lieux de repos sur ce Tour du Mont Blanc. Avec beaucoup de sérieux, de vécu, dans la joie et la bonne humeur…

* Le refuge de la Balme, au-dessus des Contamines et sous le col du Bonhomme.

Localisation : 4/4… Au coeur des Alpages, nous précise le site bien fait et joli, d’ailleurs. C’est vrai ! Tout proche du chemin, avec une jolie vue sur la vallée d’un côté et la montagne de l’autre.

Accueil : 1/4… L’accueil qui tue pour le classement du guide FdB ! Arrivés avec 25 minutes de retard, sans avoir prévenu soit, nous nous sommes fait gronder comme des enfants de 5 ans par le gardien. Vous n’aurez pas de douche, étant la punition suprême ! Les 5 jeunes allemandes arrivées juste après nous semblaient se demander ce qui leur arrivait ! Accueil bloguesque, ai-je soupiré… Bon… il a essayé de se rattraper ensuite, nous rouvrant les douches et nous promettant du beau temps le lendemain (en fait notre seule journée avec de la pluie…) parce qu’en réalité ici, ils sont gentils, nous dit-il…

Infrastructures testées : 3/4… Un dortoir, avec une quinzaine de lits côte à côte. Literie propre. De la place pour poser son sac. Des douches dans un bâtiment à l’extérieur, avec des patères pour accrocher son petit nécessaire. Des lavabos, eau chaude-eau froide sous auvent juste à côté. Petite salle à manger dans une autre annexe. Un peu serré. Si vous êtes droitier et que vous avez le mur à votre droite, difficile de lever le coude pour … la soupe, bien sûr !

Repas : 2/2… Repas du soir bon, sans plus (si, un +++ pour la tomme !) et copieux. Petit déjeuner bien, larges tranche de bon pain… Mais la salade piémontaise du panier repas emporté le lendemain… ben, elle était vraiment pas bonne et ça c’est validé à l’unamité !

Ambiance : 2/2… Ambiance un peu cassée à l’arrivée, puis tranquille. A 20h30, certains du dortoir dorment déjà… Deux attractions néanmoins… 1. Le passage devant nous, assis sur un banc à refaire le monde, d’une allemande en petite tenue et frontale allumée… 2. Les flash réguliers de l’alarme incendie que les insomniaques ont repérés…

Total comme à l’Eurovision, twelve points ! 12/20… Dommage, dommage, car ce refuge correspond bien à l’idée qu’on se fait d’un refuge…

* Le refuge des Mottets, au-dessus de la Ville des Glaciers et au-dessous du col de la Seigne.

Localisation : 4/4… Direct sur le TMB, avec une très jolie vue sur la vallée et les glaciers. Une ancienne bergerie superbement rénovée.

Accueil : 4/4… Charmant, présentation des lieux par la gardienne tout sourire.

Infrastructures testées: 4/4… Nous avons testé la formule chambre de quatre, 2 fois 2 lits superposés. Un peu petite avec juste la place de poser son sac, mais coquette et confortable. Il paraitrait que les dortoirs sont plutôt étroits, mais je n’ai ni visité, ni testé. Toilettes et lavabos hyper design avec lumière qui s’allume seule grâce à un détecteur de présence dans notre bâtiment même. Annexe des sanitaires avec une quantité qui permet de gérer l’affluence et les heures de pointe. Une patère en plus dans la douche serait appréciable… Grandes tables conviviales dans salle-à-manger toute décorée d’objets anciens réunis par plusieurs générations, la gardienne est la petite-fille de l’ancienne gardienne des lieux.

Repas : 4/4… Les plats arrivent pour la table de 12. Délicieuse soupe, style garbure, daube gouteuse, on se ressert ! Tout est préparé sur place dans d’immenses marmites et cocottes… Petit déjeuner avec confitures maison. Et bon repas à emporter le lendemain.

Ambiance : 4/4… Lorsque la gardienne se met à l’accordéon, que la salle reprend les airs connus (♪ Étoile des Neiges♫…) … les russes de la table d’à côté nous regarde avec des yeux pétillants et les coeurs sont joyeux ! Si personnellement de passage, vous jouez également de l’accordéon, on vous prétera volontier l’instrument et vous pourrez vous aussi faire chanter toute la salle avec un medley alternant Les anges dans nos campagnes qui chantent Gloooooooooooria et Jeanneton qui s’en va couper les joncs !

Total vite fait, bien fait : 20/20 ! Le top !

Maison Vieille, en Italie, au col Chécrouit, face à l’Aiguille Noire de Peuterey et au Monte Bianco, au-dessus de Courmayeur

Localisation : 4/4… Panorama exceptionnel, magique le soir, magique le matin… et refuge en direct sur le TMB, après une longue étape nous étions heureux de ne pas avoir à faire un pas de plus !

Accueil : 4/4… Présentation avec le sourire par un grand gaillard blond et souriant.

Infrastructures testées : 3/4… Grand dortoir avec lits superposés, 3 d’entre nous ont eu un matelas confortable, le 4ème moins chanceux a moins bien ronflé dormi… Douches correctes mais WC à la turque. Grande terrasse sur l’herbe avec tables et bancs montés sur skis, ce qui doit être pratique pour les sortir en hiver, jolis parasols et transats… très, très agréable. Salle à manger avec longues tables conviviales décorée à la one-again, amusante, pleine de souvenirs, de photos et toute remplie des murs au plafond par un assemblage d’objets disparates et décalés…

Repas : 3/4… Pas de soupe ce jour, mais des spaghettis bolognaises, al dente, parfaits ! Et un repas fait maison qui nous restaure agréablement. Au petit-déjeuner, étonamment le café italien n’est pas bon, mais les dosettes de nutella compensent. Pas de test de pique-nique, nous avons fait nos provisions à Courmayeur.

Ambiance : 3/4… Refuge très convivial, avec ses grandes tables qui permettent de faire connaissance facilement avec les autres randonneurs. L’animation peut aussi être proposée par un espagnol de votre dortoir qui trouve qu’à 21 heures, c’est plutôt l’heure d’aller faire une party que de se coucher !

Total : 17/20

Oups, ça tourne au roman ce post…

* Le refuge de La Léchère, en Suisse, dans le val Ferrer, sous les cols Petit et Grand Ferrer


Photo du site

Localisation : 3/4… Jolie vue sur le glacier, la vallée, les villages en bas… Vue que l’on peut avoir lorsqu’on arrive au chalet, et venant de la variante Petit col Ferrer, on a eu du mal à trouver, et nous avons probablement parcouru quelques centaines de mètres en plus, le petit raccourci étant mal indiqué. Mais heureusement, radioguidage efficace en appelant le refuge !

Accueil : 4/4… Deux suissesses aimables, souriantes qui nous recoivent dans leur adorable et coquet chalet.

Infrastructures testées : 4/4… Une terrasse agréable vous accueille avec vue imprenable… Et un chalet tout en un ! Pièce de vie chauffée par un gros poële, avec un espace cloisonné à l’entrée pour les chaussures (de marche ou de ski selon la saison) et les fils pour suspendre sa petite lessive, la salle-à-manger avec 3 grandes tables où à la fin du repas, ayant fait connaissance des voisins, on peut troquer calva et armagnac contre abricotine ou de l’alcool de coing avec nos amis Modération et Retenue car on n’est pas des alcoolos quand même !, la cuisine est à l’américaine et on voit ce qui s’y trame, une salle-de-bain (2 douches, un WC, un long lavabo) filles, et la même, je pense, j’ai pas vérifié, hein, version garçons… 

Repas : 4/4… Comme à la maison, en mieux ! Simple et savoureuse, avec des petites pommes de terre nouvelles sautées des plus délicieuses… Petit déjeuner avec confitures maison et viennoiseries… miam… Mais ce que je regrette, c’est la tarte aux quetshes et à la canelle qui venait d’être enfournée à notre départ ! Pas de test pique-nique (hum, hum… remplacé avantageusement par un déjeuner roestis-fendant au bord du lac de Champex), mais je suis certaine qu’il devait être très bien !

Ambiance : 4/4… Le tout en un a le bel avantage de la convivialité… Tous ceux comme moi qui ne sont pas des ours vont aimer ! Et nos gardiennes font tout pour que l’on se sente bien !

Total : 19/20… Très, très bien !!!

* Le Relais de L’Arpette, toujours en Suisse, au-dessus du lac Champex

Localisation : 4/4… Une situation au pied de la Fenêtre d’Arpette, parfaite pour un départ matinal pour cette variante du TMB, avec large vue sur les sommets et les névés

Accueil : 1/4… Remise de clé sans un sourire = accueil ? Le point est attribué à la gentille serveuse qui a admiré mes aquarelles !

Infrastructures testées : 3/4… Une chambre de 4 pour nous, un lit double, deux lits superposés et luxe… un lavabo dans la chambre. Literie impeccable, avec oreiller, couette. Et des WC étonnants, avec lunette tournant dans un bras désinfecteur après chaque usage. Ça aurait valu un film sur Y*utube ! En revanche, la grande salle-à-manger n’est qu’une addition de table de 4, ce qui ne fait pas très ambiance refuge…

Repas : 0,5/4… Me servir à moi de la purée M*ussline et à mes amis de la fondue industrielle ?????

Ambiance : 1/4… C’est grâce au ciel étoilé que nous avons pû admirer que je mets un point… et pour l’animation de la cuvette dans les toilettes !

Total : 9,5/20. Le score le plus faible. Mais le pire, c’est que tout est deux fois plus cher qu’ailleurs. Même le panier repas, habituellement payé entre 7,50€ et 8,50€ est ici à 16FS (=14,50€) sans être plus extraordinaire pour autant… Euh… F*utage de gu€ule ?

* Le Relais du Mont-Blanc à Trient, sous le col de la Forclaz

Localisation : 2/4… Un peu sous le village, un peu à l’écart du TMB, un peu au bord d’une route passante…

Accueil : 3/4… Gentillesse des dames à l’accueil qui nous font directement choisir le menu du soir. Pas besoin de se poser longtemps la question Qu’est-ce qu’on mange ?!

Infrastructures : 2/4… C’est plutôt une structure hôtelière. Un peu vieillotte. Ouf que les courbatures avaient disparu, car nous étions au 3ème, sans ascenseur bien sûr ! Nous avons bénéficié de chambres de 2, meublées il y a déjà un bon nombre d’années. J’ai dû lire à la frontale, le plafonnier ne devait pas dépasser 2 watts… Douches, lavabos et toilettes sur notre palier. Longues tablées dans la véranda avec vue sur la terrasse où il est bon se poser et au-delà sur l’église et le glacier…

Repas : 3/4… Personnellement, refroidie par la fondue farineuse de la veille, j’avais fait un autre choix, bon d’ailleurs, mais la fondue à la tomate qu’ont choisie mes amis était carrément à tomber ! Petit déjeuner fort bon également avec confitures maison, délicieux muesli au goût de noisette et fromage blanc… Pas de panier repas en test pour cause de retour à la civilisation :-(

Ambiance : 2/4… A part les cygnes au point noué (genre tapis, voyez-vous) vogant pour l’éternité sur leur lac et décorant le mur face au lit, rien de transcendant, mais moments agréables sur la terrasse et les grandes tablées permettent non seulement de partager les plats, mais aussi les conversations… Je ne vous recommande pas spécialement Trient by night, mais assis non loin du relais sur un banc taillé dans un tronc, on peut deviser tranquillement sous les étoiles…

Total : 12/20. Not too bad…

Voilà… Petit guide non exhaustif, qu’il m’a plu de concocter en me remémorant encore ces moments un peu hors du temps ! Si vous aussi avez déjà testé l’un ou l’autre de ces refuges, n’hésitez pas à me faire part de votre exérience ! ICI, vous aurez la liste complète, détaillée et tarifée, celle qui a aidé notre GO (merci, merci !) à organiser notre TMB.

T.M.B. La dernière grimpette…

Un peu de nostalgie ce matin tôt en quittant le refuge… Notre dernière grimpette et le retour à la civilisation le midi même… Nous laissons les prés parsemés de colchiques où paissent des vaches noires, pour monter directement en lacets serrés dans la forêt, à la fraiche…

Nous laissons le glacier sur notre gauche, le col de La Balme, l’ultime grimpette que nous effectuons avec nos petits mollets maintenant très musclés, se profile déjà au loin…

Le col de la Forclaz où nous aurions également pu passer la nuit nous parait loin en contrebas, aux Herbagères nous admirons les étables aux toits de lauze parfaitement rénovés.

 

Nous retrouvons le Mont Blanc, versant français, et la vallée de Chamonix. Le panorama est vraiment sublime et le bleu du ciel nous récompense largement de nos efforts !

Un dernier petit café, les dernières victuailles à se partager… Petit Lu, Pierrot Gourmand, chocolat suisse qui bouclent également leur TMB… Enfin dans nos estomacs…

car il nous faut regagner le point de départ. Enchainement de moyens de locomotion, télésiège, télécabine, bus, train, taxi… Nous regrettons de ne pas avoir ces quelques jours supplémentaires qui nous auraient permis de parcourir cette belle vallée…

En bas du télécabine, je retrouve avec plaisir le petit village savoyard du Tour, découvert l’an dernier.

 

 

En attendant le bus, un croquis dans mon carnet.

Chamonix attend les 2300 coureurs de l’Ultra Trail et Saint-Gervais nous accueille avec 39°.

Dans la voiture, ouf, les mirabelles oubliées au départ n’ont pas fermentées et nous les dégustons en guise de déjeuner-goûter… J’avais eu le temps d’imaginer la pire issue pour ces pauvres fruits et les affaires laissées à leur côté dans le sac ! Encore un dernier arret et dégustation immédiate en Savoie…

Dénivelé à la louche du jour D+ 905m  D- 20m  , de la totalité D+ 5350m  D- 4435m

Le plus important est que nous sommes meilleurs amis que 8 jours plus tôt !

Merci aux 3 wowos* qui m’ont guidée, accompagnée, supportée… et à chacun d’eux en particulier !
*wowos = zozo en langage intuitif de certains textos

T.M.B. Arpette mythique

Il est une variante mythique dans le Tour du Mont Blanc. Tout randonneur vous le dira, la Fenêtre d’Arpette se mérite pour les chanceux (ce matin-là, Daniel, qui en est à son troisième TMB, rencontré, croisé et recroisé moult fois depuis le premier soir a longuement hésité à s’élancer, mais l’état de ses orteils ne lui a pas permis de réaliser son rêve, déçu les deux premières fois à cause de la mauvaise météo). 1041m de montée d’un coup d’un seul et le beau temps absolument nécessaire pour cette grimpette qui traverse un chaos de gros rochers.

I did it  ! est généralement exprimé avec grande satisfaction à l’arrivée. Personnellement, l’ami Pierrot Gourmand qui voyage avec moi depuis le début nous récompense de nos efforts

Au sommet, nous nous offrons un peu de hauteur supplémentaire pour aller admirer le glacier du Trient.

Lors de la descente, le temps se couvre, et le soleil joue avec le relief du glacier qui nous captive.

Un peu plus bas,

une halte délassante… enfin, une fois passé le moment de saisissement…

Mais il nous faut encore descendre, s’arréter pour déguster framboises et fraises des bois, avant d’atteindre le charmant village de TRIENT, et même le bas du village afin de trouver notre gîte. Au passage, petite photo d’un potager en bord de route dans le village…

La lumière vespérale est bien douce…

 

Dénivelés à la louche, du jour D+ 1050m  D- 1380m, cumulés depuis le départ D+ 4445m  D- 4425m

T.M.B. La montagne cool et fruitée

Une journée de rêve se profile toujours sous le ciel bleu… Que de la montée, pas de descente… et un peu de bus !!!

Une journée qui commence par des odeurs de cannelle lorsque nous quittons le refuge. Les gardiennes viennent d’enfourner la tarte au pruneaux (en fait quetches, mais pruneaux en suisse)… pour le diner que nous n’aurons pas… J’en rêve et en salive encore des heures après en marchant !

100m de dénivelé négatif à pied quand même pour atteindre la Fouly… Chez Maurice et Mauricette,

 

malgré l’heure matinale et le petit déjeuner pas loin, arrêt chocolat chaud, tarte aux myrtilles et tarte à la rhubarbe servies avec de la crème (étonnez vous ensuite, qu’à la fin du séjour j’accuse un kilo de plus !). Ce sera le bus (toujours pressé par le temps…) que nous attendons chacun à sa manière,

dont le nom et le look nous enchantent,

et qui nous fera parcourir les quelques kilomètres en pente douce pour atteindre Issert (altitude 1055m), village aux granges traditionnelles sur pilotis.

Mais on garde le meilleur pour cette fin de matinée… Enfin une grimpette ! On a failli voir fondre les nouveaux muscles que depuis trois jours nous venions juste de découvrir !… Jolie montée en forêt, avec parcours didactique sur les champignons…

et pause gourmande dans les framboisiers. Là, un israelien s’arrête à son tour en nous voyant nous régaler, me demande si c’est sucré et je lui apprends un mot nouveau. Il trouve framboise un peu difficile à prononcer, se demande si rouges comme elles le sont, elles sont à maturité, ne doivent-elles pas être noires ? C’est l’occasion de lui apprendre un deuxième mot nouveau mûre qu’il trouve bien plus facile à retenir !

Arrivée à Champex Lac… petit resto, roesti et fendant… occasion d’un SPJ puisque nous sommes jeudi !

Bizarement la petite montée qui nous reste, malgré la fraicheur du torrent que nous longeons, nous semble bien difficile !

Au Relais de l’Arpette, nous avons le temps de nous poser un peu… et le panorama qui s’offre à nous laisse présager de la longue journée qui nous attend le lendemain !

Dénivelés à la louche, du jour D+ 575m  D- 100m  , cumulés  D+ 3405m  D- 3045m

T.M.B. Le jour des variantes

Sous le ciel bleu limpide, démarrage avec la pesée du sac… pour s’amuser… euh… 12,5 kg tout de même !

On laisse le refuge, pour descendre vers Courmayeur à pied puis… en télécabine ! Le top pour gagner du temps (nous n’avons que 6 jours de marche) , ménager les courbatures, les ampoules et économiser les genoux. Par rapport à l’excellent TopoGuides, meme avec les pauses, nous améliorons les temps de marche en montée, mais pas en descente ! Nous laissons le Mont Blanc pour découvrir les Grandes Jorasses.

C’est ensuite un bus qui nous transporte tout le long du val Ferret jusque Arnuva, altitude 1776m,

d’où nous partons à l’assaut d’Elena sous une forte chaleur. Mais la montée d’une heure environ est régulière, quoique parfois étroite. Des familles italiennes se rangent sur le coté pour nous laisser passer, nous, les piu veloce ! Elena, c’est un peu comme Elisabetta, on y passe la journée… La vue sur le glacier de Pré de Bar y est très belle. C’est une cure de civilisation pour nous qui nous en étions éloigné depuis 3 jours…

Vite, reprendre de la hauteur. Le temps étant clément, les névés ayant fondu, la variante par le petit col Ferret, 2510m, est possible. Mais ça monte sec, il faut s’aider des batons et des mains et faire attention à ne pas se laisser emporter fort en contrebas par le poids du sac ! Les fleurettes laissent place à la pierraille…

Sur l’autre versant, vue sur le glacier du Dolent, impressionnant…

Mais la descente fort belle, avec arret myrtilles, nous semble très longue ! Nous croisons notre extraterrestre de la veille qui a parcouru la meme distance que nous, rien qu’avec ses pieds…

Et c’est plein de soulagement que nous atteignons le mignon refuge de la Léchère où la fin de l’excellent diner partagé avec un suisse et un couple d’allemands se termine par un échange trilatéral calva/ abricotine/ alcool de coing !

Dénivelés à la louche… du jour  D+ 734m  D- 1055m , cumulés depuis le départ  D+ 2830m  D- 2945m