Chine du sud

Un long WE qui me donne l’occasion de chiner deux fois. Des trouvailles en tout genre, j’ai même trouvé ce que je ne cherchais pas !

En détail, un bracelet jaune pile poil dans la couleur tendance de l’été, une petite boite en porcelaine de Limoges, des draps monogrammés pour trois fois rien et même pour rien pour l’un d’entre eux assez abimé il est vrai, un galon brodé en rouge, des MCI, je les avais tous, mais en les rangeant dernièrement j’ai vu qu’il m’en manquait plusieurs (euh… Si je les ai prêté à quelqu’un…), un petit cadre et sa jolie passante, un chemin de table déjà teint en rose,

et un tableau orientaliste, signé Castillo, si quelqu’un a des infos sur cet artiste,  je suis preneuse, car il semble de bonne facture et si vous pouviez me dire comment le nettoyer (huile sur carton épais), je suis à votre écoute !

Par ailleurs, il m’arrive très souvent d’acheter de l’utile (ce WE multiprise, ciseaux…), je vous en épargne habituellement la photo, mais vous voyez ici mes nouveaux verres à café Duralex dont j’aime le charme rétro, et dans un coin… Diam’s… tout neufs, 1 €, que je vous montre pour la petite histoire, car Etudiant Number Three les apercevant en stand by dans l’escalier m’a demandé d’un air effondré… Tu achètes des CD de Diam’s maintenant ?

Il n’y a plus qu’à monter tout cela dans les brumes normandes !

Communication

Parfois l’information passe mal…

Ceci n’a évidemment aucun rapport avec Pâques, quoique… association d’idées… me revient cette image qui n’est pas du plus grand chic mais bien d’actualité !

Mais c’est avec une dernière carte victorienne et joyeuse que je vous souhaite un beau et long WE ensoleillé !

Pour une bonne conscience écolo…

… il m’arrive parfois de partir travailler en vélo. Enfin, quand je dis parfois, c’est en fait rarement, car il faut en effet :

- qu’il fasse jour lors de mon départ et de mon retour car il n’y a pas d’éclairage dans mon chemin,

- qu’il ne pleuve pas,

- qu’il ne fasse pas froid, mes petits doigts gèlent rapidement, (merci Raynaud !), 

- qu’il n’y ait pas de tramontane, je déteste la tram,

- que je ne doive pas effectuer d’achats avant de rentrer,

- et que ma tenue du jour soit adaptée à la conduite sportive de mon engin, Mr mon Directeur n’est pas fan d’accident du travail provoqué par les hauts talons en vélo… 

Gros avantage, no pollution, no parcmètre.

Bref, ce matin, chance pour la planète, TOUTES les conditions étaient réunies… et j’avais mon APN…

La lumière était très douce…

L’Express Bleu, gare de Lyon

* Ils sont deux, face à face, elle, bras croisés, se penche au-dessus de son assiette, vers lui qui lui sourit. 

* Elle s’assied à une table sur laquelle restent posés deux tasses et deux verres vides. Elle range un magazine et un plan de métro dans une poche de sa valise bordeaux, puis étend une jambe sur le dessus de son bagage et commande un café. 

* Il arrive, son plateau à la main, ramasse un ticket qui s’est envolé alors qu’il approchait à pas rapides, échange trois mots tout en ramassant la monnaie sur une table, l’essuie rapidement, se tourne vers deux personnes qui entrent Bonjour, c’est pour déjeuner ? 

* Des septuagénaires bronzés, lui la casquette bleue électrique vissée sur le crâne, elle porte une marinière, discutent à grands gestes Tu sais comment elle est, lui dit-elle, Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? lui répond-il. Ils surveillent le tableau d’affichage des trains.

* Un coude posé sur la table à côté d’un verre de jus d’orange, d’une bouteille vide et d’un verre d’eau. Elle tapote sur son téléphone puis le porte à l’oreille.

* Elle est entrée, pressée, un grand sac à l’épaule, un café et déjà ressortie.

* Il arrive, grand, mince, chemise bleue pâle rayée, sac au dos, une sacoche dans chaque main, symétrie parfaite, si ce n’est une mèche blonde sur un œil, regarde autour de lui et se cale sur une banquette.

* Elle a un joli maintien, large bandeau fleuri vert et blanc dans les cheveux, long sautoir aux breloques bordeaux et orange, elle picore quelques frites dans son assiette en discutant avec la femme assise face à elle qui porte une large veste tricotée point de riz crème malgré la chaleur.

* Il entre, main dans les poches de son costume beige, un peu perdu, semble espérer quelqu’un, jette un œil sur la salle, hésite à s’asseoir à la table que deux hommes viennent de quitter et puis finalement pas. Il disparaît derrière une cloison décorée de photographies en noir et blanc et d’une ardoise proposant le vin du pays d’Oc.

* Elle arrive, menue, magazine et veste serrée au creux du coude, trainant sa valise à roulettes et se dirige vers le fond de la salle.

* Elle a maintenant les deux jambes posées, croisées l’une sur l’autre au niveau des chevilles, sur sa valise bordeaux.

* Ils sont trois, deux hommes, une femme, l’un raconte une histoire en faisant virevolter ses larges mains noires, l’autre rit, elle écoute, un sourire accroché aux lèvres.

* Devant la chemise bleue pâle rayée maintenant, un ordinateur ouvert, une pomme allumée, une tasse de café. Son sourcil droit est relevé en accent circonflexe.

* Il est grand, jeune, sa chevelure blonde est bouclée, il porte un TShirt marine, un long bermuda kaki, des tongs. Il sort, nonchalamment.

* Il revient de la terrasse, le plateau chargé, deux coupes à glaces vides, desquelles dépassent deux cuillères en inox, des sous-tasses et des tasses empilées, un verre, une bouteille. Il se faufile souplement entre les tables.

* Elle lève la tête vers le panneau d’affichage, Perpignan TGV 6213, voie I.  Déjà, se dit-elle, l’heure est vite passée ! Elle glisse dans une enveloppe qu’elle vient de couvrir de sa petite écriture violette le petit croquis qu’elle a juste terminé, empoigne ses sacs et se dirige vers les quais.

* A bord, elle reconnaît l’homme au costume beige à la voiture-bar. Dans un français teinté d’un accent délicieusement so british, il échange quelques mots avec la vendeuse de sandwichs qui peine à lui rendre la monnaie…

 

 

Coïncidence…

Vous connaissez les sites où vous chargez une photo qui fait ensuite la une du magazine ?

Eh bien, c’est ce qui m’est arrivé sans télécharger quoi que ce soit ! 

Lors de ma visite à LILLE, par le plus grand des hasards, un événement avait lieu à l’Opéra. La première de Carmen, direction Jean-Claude CASADESUS, retransmise sur les ondes et sur 4 écrans géants dans le Nord.

Photo prise le soir de la représentation 

Et qu’est-ce que je ne vois-t-il pas le lendemain dans la presse ???

De surprise, j’en ai même vérifié l’heure au beffroi !!!!